Anti-cancer + On peut se dire au revoir plusieurs fois / David Servan Schreiber

David Servan Schreiber était un psychiatre positiviste, c’est-à-dire qu’il n’avait pour seul religion que la science pure et dure. Tout ce qui relevait de l’humain, de la nature ou même parfois simplement du bon sens prenait toujours pour lui une allure de charlatanisme digne de l’utopie hippie. Pourtant à 31 ans, il découvre qu’il est atteint d’une tumeur cancéreuse très agressive au cerveau. Condamné à une survie de quelques mois, il a pourtant défié toutes statistiques en combattant son cancer pendant un peu plus de vingt ans. Cette longévité extraordinaire il la doit selon lui au renforcement de ses défenses naturelles et à une meilleure compréhension de ses besoins physiologiques et psychologiques.

Anti-Cancer livre une théorie simple : bien que le cancer doit être combattu avant tout par la médecine traditionnelle, il faut compléter ces traitements par des modes de guérison naturels. L’auteur prouve l’influence qu’ont notre alimentation, notre environnement, nos problèmes intimes sur la maladie. Les plus septiques s’y cassent les dents tant son discours tombe sous le sens et sait se priver de toute arrogance. C’est en quelque sorte un guide à l’attention des cancéreux mais aussi (et peut-être surtout ?) à destination de tous ceux qui ne se sentent pas concernés. Le livre est agréable et rapide à lire. Il permet de mettre en perspective nos modes de vie, somme toute faciles à faire évoluer pour peu que l’on soit convaincu.

Avec On peut se dire au revoir plusieurs fois, la lecture est beaucoup plus passive mais aussi plus bouleversante, tout particulièrement à la lueur de la mort de l’auteur survenue peu de temps après la parution du livre. David Servan Schreiber y décrit en une centaine de pages ses derniers moments car il sait que la mort ne saurait être repoussée ad vitam æternam… Il y recueille donc des pensées précieuses sur les derniers instants de vie. Il fait également le bilan de ses erreurs face à la maladie que par péché d’orgueil il a cru pouvoir tenir éloignée malgré un rythme de travail effréné. Et puis, il s’adresse à ses proches et à ses lecteurs pour leur faire de probables adieux. Sans tomber dans le pathos, ce petit livre que je crois très sincère est néanmoins très poignant.

Deux lectures passionnantes qui vont, je le sais, changer de façon positive mon rapport au monde.

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