Blue Jasmine / Woody Allen

Avec Blue Jasmine, Woody Allen continue de développer son point de vue sur la classe sociale, thème qui lui est décidément cher. Cette fois c’est Jasmine (interprétée magistralement par Cate Blanchett) qui se retrouve expulsée de sa vie luxueuse en pleine élite New-yorkaise suite à l’arrestation de son mari par le FBI (joué par un Alec Baldwin très en forme). Cet accident de vie l’amène à cohabiter avec sa sœur dans un « modeste » (comme les guillemets sont nécessaires tant l’étroitesse de la demeure dépend du référentiel !) appartement de San Francisco. Un déclassement qui la fera flirter avec la folie et plus si affinités.

Certes, on peut reprocher au réalisateur de décliner une palette de films sur un même sujet avec seulement quelques changements de nuances. Force est de constater cependant que ce thème lui sied comme un gant. Woody Allen explore les bassesses de notre humanité à travers notre organisation sociale hiérarchique. Si le ton était drôle à la fin des années 90 (Celibrity, Escroc mais pas trop), les années 2000 marquent une noirceur et une cruauté intenses (Match Point, Le rêve de Cassandre). Un nuancier de jalousie, d’envie, de lâcheté et autres sentiments peu honorables qui forment petit à petit une fresque tout à fait remarquable sur notre société. Du grand Woody en somme.

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