Mon Goncourt à moi

Les querelles de clochers (littéraires) peuvent se passer de moi, je fais ma propre sélection et puis ma petite élection. En lice : 36 chandelles de Marie-Sabine Roger, L’enfant des marges de Franck Pavloff, La femme qui dit non de Gilles Martin-Chauffier, L’homme de la montagne de Joyce Maynard, Orphelins de Dieu de Marc Biancarelli, Sur place toute peur se dissipe de Monika Held et Le dernier gardien d’Ellis Island de Gaëlle Josse. Et à l’heure où vous lisez ces lignes, j’en aurai sûrement lu d’autres.

Parmi ces auteurs, il y des chouchous dont la livraison 2014 ne m’a pas forcément emballée, mais que j’ai pris plaisir à lire, même beaucoup pour certains (L’homme de la montagne). Et puis il y a ceux dont je n’avais rien lu. Et le lauréat est… Sur place toute peur se dissipe, pour la magistrale écriture qui fait de ce roman une presque suite de Si c’est un homme de Primo Levi. La question qui sous-tend tout le récit est : comment vivre quand on est survivant d’Auschwitz ? Une grande sensibilité émane de ce récit, inspiré du couple d’amis de l’auteur. En second, presque ex æquo, arrive L’Enfant des marges, servi par l’auteur de Matin brun, dans lequel on retrouve la concision de l’écriture, pour une belle évocation de la relation père fils et la difficulté de communiquer quand l’affectif s’en/mêle.

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