A queen of hearts / Rosemary Standley, Sylvain Griotto et Juliette Deschamps

La chanteuse de Moriarty  fait un tour de chant et nous livre une merveille !

La voix magnifique de Rosemary Standley sublime les reprises de cet album. Le registre est très étendu, entre les classiques du Music-Hall tel que Red Hot Mama datant de 1924, les morceaux extraits d’opéra, les musiques de film. Elle passe de Purcell, Poulenc à Alain Bashung (et même à Moriarty avec une version plus vive de When I ride) avec une telle harmonie, une telle facilité ! Elle le fait grâce à un jeu de voix envoutante donnant des frissons en anglais, mais qui peut être également sensuelle, notamment avec Put the blame on Mame, à l’image de Rita Hayworth l’interprétant dans Gilda. En français la voix se fait plus affirmée, rappelle aussi celle de Barbara (écoutez Reine de cœur), en allemand cette voix est étrangement plus douce.

Des reprises et pourtant on dépasse la simple réinterprétation, quelque chose d’étrange se passe quand on écoute  Ain’t got no, I got life. Rosemary Standley fait revivre Nina Simone, réminiscences d’autres versions (comme celle du film Hair), «  l’histoire » de la chanson est préservée et pourtant elle se l’approprie pleinement.

On pourrait s’arrêter sur chaque chanson de cet album et en faire des commentaires dithyrambiques ! Cette pépite sonore, pourtant très éclectique conserve paradoxalement une parfaite harmonie.

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