Cul de sac / Richard Thompson

Cul de sac (en français dans le texte) porte bien son nom. Il s’y passe beaucoup de choses et il y a un beau musée où on amène les enfants, dont Alice de la famille Otterloop. Alice a un cochon d’Inde qui parle, un peu philosophe, et qui va se balader tout au long des histoires, embarqué dans des aventures loufoques. Petey, le frère d’Alice, flirte, lui, avec l’adolescence. Il se sent mal dans sa peau et est persuadé que sa sœur est habitée par un démon.

Avec un humour parfois glacé, Thompson raconte le quotidien d’un petit monde sympathique, mais parfois déconnecté de la réalité,  genre ravis naïfs.

Thompson cultive le non-sens anglo-saxon, et sur un scénario linéaire fait de petits riens, il saupoudre une pincée de surréalisme et de trouvailles géniales. Selon Alice, l’écume de mer c’est de la bave de dentifrice. Alice Otterloop nous conduit ainsi dans sa banlieue et, à travers elle, c’est la peinture de la classe moyenne des Suburbs américains qui se donne à lire. Un regard décalé, inquiet, drôle et désarmant soutenu par un trait brillant, tremblant et nerveux qui confère une vitalité vibrante aux strips. Aussi touchant qu’acerbe, aussi sensible que mordant, Cul de Sac s’impose comme une évidence.

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