Running days / J. Bernardt

Après presque dix ans d’existence, trois albums encensés et autant de tournées harassantes, le groupe belge Balthazar s’est octroyé une pause « sabbatique » dont trois de ses membres ont profité pour enregistrer chacun un album solo.

Si deux d’entre eux – sous les patronymes de Warhaus et de Zimmerman – sont restés dans le droit fil de leur registre habituel, Jinte Deprez a pris le risque de trancher radicalement avec ses habitudes musicales. S’étant pour sa part rebaptisé J. Bernardt, le co-leader du groupe flamand s’est en effet aventuré dans un univers conjuguant électro, R’n’B, hip-hop et gospel et le résultat est une absolue réussite. Les dix compositions plutôt down tempo sont magnifiées par des arrangements subtils et des rythmiques aux influences africaines et asiatiques. Quant à la voix envoûtante du jeune artiste multiinstrumentiste, elle se pare désormais de teintes soul et groovy au point qu’on croit parfois entendre la réincarnation d’un vieux bluesman. Calm down, On fire et Wicked streets sont parmi mes coups de cœur. Sans oublier le morceau qui donne son titre à l’album et en est aussi la pièce maîtresse, une chanson que James Brown n’aurait pas reniée, sorte de « It’s a man’s world 2.0. »

Un disque à la sensualité lancinante qui vous ensorcellera à coup sûr.

Voir disponibilité

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s