Au fil de novembre, « Oye, qué haces mañana? »

L’Histoire de mes dents / Valeria Luiselli

Un roman complétement farfelu, déjà traduit dans une vingtaine de langues, que j’ai adoré !

Gustavo Sanchez Sanchez dit « Grandroute » est agent de sécurité depuis dix-huit ans dans une usine de jus de fruits d’une banlieue défavorisée de Mexico. Mais, à 40 ans, sa vie bascule. Il va devenir « le meilleur commissaire –priseur du monde ». Sa spécialité ? Les dents… Je ne vous en dis pas plus. Vous serez sûrement étonné puis capté par toutes les péripéties rocambolesques …Ecoutons  « Grandroute » :

…« Certains ont de la chance, d’autres du charisme. Moi, j’ai un peu des deux. Mon oncle Solon Sanchez Fuentes, un représentant en cravates italiennes de qualité, avait coutume de dire que la beauté, le pouvoir et les premiers succès s’estompent et qu’ils constituent un lourd fardeau pour ceux qui les possèdent, car la perspective de les perdre est une menace que peu de gens peuvent supporter. Je n’ai jamais eu à me soucier de cela, car il n’y a rien d’éphémère dans ma nature. Je n’ai que des qualités permanentes. J’ai hérité jusqu’à la dernière goutte du charisme de mon oncle Solon, qui m’a également légué une élégante cravate italienne. C’est tout ce dont on a besoin dans cette vie pour devenir un homme de qualité, disait-il. »

Valéria Luiselli  est née en 1983 au Mexique et vit à New York. Elle a publié des essais et un roman, Des êtres sans gravité  (Actes Sud, 2013). L’Histoire de mes dents a reçu un extraordinaire succès critique et public aux Etats-Unis, et a fait d’elle une des figures montantes de la nouvelle littérature latino-américaine.

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Et un autre roman tout aussi incroyable et envoûtant :

Les Dieux du tango / Carolina De Robertis 

Tout commence avec Leda, jeune femme de 17 ans qui quitte son petit village italien pour débarquer en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en Février 1913. Là elle apprend que son cousin Dante, qui est également son époux, vient de mourir. Seule et sans argent, elle ne peut rentrer au pays…Dans ses bagages, le précieux violon de son père, sa passion…Vous serez ému par son parcours, sa volonté, son audace et sa recherche personnelle. Carolina De Robertis nous offre là un  superbe portrait de femme accompagné d’un hymne à la musique et au tango qui naît à ce moment-là en Argentine. Au fil des pages, on découvre son histoire et son évolution qui prend de plus en plus d’ampleur.

C’est captivant et sensuel, porté par un certain rythme et une musicalité à l’image du thème du tango. Une très belle découverte !

« Tout le monde voulait un groupe comme le leur, avec un bon son et des musiciens motivés, prêts à tout pour que les clients dansent. Il y avait chaque jour plus de monde et plus de salles. Le tango changeait : tous voulaient le danser à présent, et plus seulement les pauvres. Mais il n’y avait pas que ça. La musique elle-même changeait, certains instruments prenaient le pas sur d’autres, qui disparaissaient…Le bandonéon apportait une touche  veloutée et sensuelle au tango, lui donnant une sorte de nonchalante majesté qui tranchait avec ce que Leda avait déjà entendu….le nouveau tango  prenait de l’importance avec une musique luxuriante qui exigeait cinq, six ou même sept musiciens. Si une salle voulait être chic, il y avait même un piano pour donner à la musique plus de complexité et de finesse… »

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