Flamands s’enflammant

Le quintet de rock belge Balthazar s’étant octroyé un congé sabbatique, certains de ses membres en ont profité pour voguer en solitaires.
Rebaptisé J. Bernardt, le chanteur multi instrumentiste Jinte Deprez s’est aventuré hors des sentiers battus par son groupe, suivant les méandres d’une électro-pop sombre, élégante et chaloupée.
Sa voix chaude et sensuelle – qui parfois rappelle celle d’un vieux blues man – se pose avec douceur ou rage sur des mélodies envoûtantes jusqu’à l’obsession. Hymne soul traversé par la passion et le désespoir, la chanson qui donne son titre à l’album est à elle seule un petit chef-d’œuvre  que n’aurait pas renié le James Brown de It’s a man’s man’s man’s world.
Ayant devancé son acolyte de plusieurs mois, l’autre meneur de Balthazar – Maarten Devoldere – vient quant à lui de livrer le deuxième album de Warhaus, sa nouvelle entité musicale.
Formellement plus convenu que celui de son complice, cet opus est néanmoins tout aussi captivant.
On y retrouve les influences chères au jeune musicien, notamment Gainsbourg et Leonard Cohen, le fantôme de ce dernier s’invitant même dans l’intimité de son chant grave.
Deux albums ensorcelants ; deux artistes surdoués qui, ensemble comme individuellement, font preuve d’un égal talent.

 

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